Dans l'avion, je suis impressionnée par tant de technologie, on a tous des petits écrans avec tous les films qu'on veut! Les sièges sont supers confortables et les dames parlent en anglais avec un large sourire en nous demandant toutes les heures si on a besoin de quelque chose, waouh! Déjà, c'est un grand changement, c'est pas pareil que les 'Air peut-être!!'
A vrai dire le voyage en avion n'était pas terriblement agréable vu que j'avais des problèmes intestinaux, je dirai même que c'était le pire vol de ma vie, bref, je suis tout de même arrivée...en compote, mais en morceaux!!Haha!!
Voilà, ici, c'est l'aéroport. Bon prenons les choses une part une, déjà, récupérer mes sacs, en deux minutes c'est fait, les formalités, en trois minutes c'est bon. Incroyablement rapide par rapport au Togo et au Sénégal... Quelque part c'était un peu plus rigolo quand ça prenait trois plombes même si c'est parfois énervant.
Après, changer de l'argent, là, il y a plein de comptoir, plein de lumière et je suis fatiguéeee!!Je veux me reposer dans un lit et poser mes affaires, mais avant, j'ai la bonne surprise de voir que, aucun guichet n'accepte ma carte bancaire. Ok, pas de panique, je vais changer mes travellers cheques. Je fais la queue 20 minutes au comptoir d'une banque et le Monsieur me dit qu'il faut aller au comptoir American Express pour ne pas avoir de commissions (bon à savoir au cas où vous voyagez). Merci Monsieur, je vais voir la dame American Express qui est agréable comme une porte de prison et qui ne parle même pas dans son micro donc je comprends rien de ce qu'elle raconte. Elle aime pas que je lui dise de parler dans son micro. Et voilà, on revient au monde civilisé et c'est déjà la m****!!
Bon, après j'achète une carte internationale, j'appelle papa et maman pour qu'ils ne s'inquiètent pas. J’avais réservé une auberge de jeunesse . Ils viennent me chercher dans 15 minutes, donc ,j'attends et je vois arriver Willy, un blond aux yeux bleus, WAOU ça me fait presque bizarre de voir des yeux bleus!!!
Willy me raconte qu'il y a une française à l'auberge qui s'appelle Emmanuelle, elle est française et il va me la présenter.
Il me dit qu'il n'aime pas les chaussures, il conduit donc pieds nus et il espère que ça ne me dérange pas! Son côté loufoque me fait bien rire.
Voilà on est arrivé, je rencontre Emmanuelle et on décide très vite de louer une voiture ensemble pour aller au Kruger Park, le troisième plus grand parc d'Afrique.
Ensuite comme elle ne reste que deux semaines et moi trois, on pense revenir à Johannesburg rendre la voiture, se reposer, aller au Musée de l'Apartheid et éventuellement a Soweto, puis de descendre sur Cap Town en bus et de remonter le long de la côte chacune a notre rythme. Voilà un programme bien ficelé qui me plaît bien. En plus, on a tout prévu pour se mettre en sécurité, donc tout va bien pour le moment.
Ce soir là également, j'ai discuté avec un sud africain dans l'auberge, il me racontait que pour les mariages en Afrique du Sud, l'homme doit tout payer et doit aussi offrir des vaches à la belle famille. Le père de la fille a le droit d'exiger autant de vaches qu'il le veut mais en général il tient compte de la situation du futur mari.
La première nuit à Johannesburg a été mouvementée. Un mec est rentrée dans notre chambre qui ne pouvait pas fermer a clé en hurlant 'Where is my wife??!!!' Lw'une d'entre nous s'est levé et lui a demandé de partir parce qu'il effrayait tout le monde, après ils ont continué à se disputer et le mec s'est mis à la traiter de raciste... Et oui , comme tout le monde le sait, c'est le gros problème ici. Les gens ont tendance à être parfois paranoïaques, mais comment peut on leur en vouloir... Et je vous dit ça après avoir visité le musée de l'Apartheid... Franchement ça a sûrement été un des plus grands massacres qu'il soit.
Finalement cette histoire était assez drôle, puisque le lendemain, j'ai croisé la fille qui s'est levée et je lui ai demandé ce qu'il s'était passe. Il parait que le type était saoul comme un polonais et que les 4 dernières nuits, il les avait passé à boire et coucher avec d'autres femmes. Sa femme en ayant marre, elle était parti ce soir là avec un autre homme et il est donc devenu fou.
Pour une première nuit, après m'être tape 10 heures d'avion, j'ai adoré....
Le lendemain, direction donc Kruger park.
Le Parc national Kruger (Kruger National Park) est la plus grande réserve animalière d'Afrique du Sud de la taille d'Israël ou du Pays de Galles. Il couvre plus de 20 milles km², est long de 350 kms du nord au sud et large de 60 kms d'est en ouest.
Étant de plus en plus malade, Emmanuelle décide que c'est mieux que l'on passe à l'hôpital.
Vive les hôpitaux à Johannesburg...No comment. On me dit que j'ai une grosse gastro.
Soit… je prends mes vitamines, mes trucs contre la déshydratation et on repart. Je rassure tout le monde, je vais beaucoup mieux aujourd'hui.
Il commence à faire nuit et bien sûr en route, on crève un pneu. Youpi, j'adore crever en Afrique du Sud, quand il fait nuit. On décide de continuer à rouler quelques mètres pour se garer sur un parking d'hôtel, là où il y a de la lumière et des gens. Finalement, on a réussi à changer la roue et à repartir.
Quelques heures après, on arrive dans une petite auberge super mignonne avec une personne qui tient l'auberge absolument adorable, on a discuté pendant longtemps avec elle.
L'après midi, nous voici arrivée à Kruger Park, il faut payer une taxe d'entrée de 20 euros environ par jour. On a dormi là pendant deux nuits, et rencontré un sud africain avec qui nous avons voyagé dans le parc, il était hyper gentil. Le premier soir, on avait juste du riz et des œufs à manger, un monsieur nous a vu et nous a proposé de manger un bon riz indien et une salade de fruits, c'est une tradition partout en Afrique de partager les choses. Ce Monsieur est guide et il nous présente ses clients, un couple d'anglais de Bristol, d'une cinquantaine d'années, ils sont adorables et le mec est trop drôle, il parle très bien le français mais il dit qu'il est nul! Il raconte des tas de choses qui me font mourir de rire, quand au guide, il me dit qu'il est un descendant de la famille de Huguenots et me raconte des tas de choses sur le vin d'Afrique du Sud. A ce qu'il parait c'est les français qui ont emmené leur savoir ici et c'est pour ça qu'ils ont du bon vin... Quel beau compliment !
Le lendemain nous devions aller faire un 'Walking tour' avec des guides a 5h30 du matin, malheureusement nous sommes arrivées 10 minutes en retard et ils étaient déjà partis. Je suis allée à la réception pour demander à la dame de le faire le lendemain mais elle me dit que ce n'est pas possible et qu'il faut repayer. Je refuse ( Non mais et puis quoi encore). Longue discussion avec la dame pas très commode. A la fin, elle me dit que de toute manière je dois parler directement aux guides. J'attends les guides de pied ferme devant la réception. Voyant que c'est deux hommes, j'adopte une autre technique...
Je leur explique que nous devons déjà rester une nuit de plus et repayer une journée de plus et aussi repayer la voiture et franchement c'est pas juste. Un petit air de chein battu, et hop, on a réussi à partir le lendemain!! Bon le truc évidemment c'est que le guide voulait encore me marier et qu'il a demandé de proposer à mon père si il voulait 16 vaches en échange de sa fille ( papa j'attends ta réponse!!!!)
Ensuite, retour sur Johannesbourg, je suis complètement crevée, heureusement, Emmanuelle assure vraiment et elle conduit sur tout le chemin. On se fait arrêter par un poste de contrôle et on nous demande si on parle le Zulu!!! Euh..Non pardon Madame on est pas d'ici. Hop on repart.
On arrive aussi en retard à l'auberge pour rendre la voiture et en plus il faut leur demander si on peut nous rembourser la roue crevée, encore des négociations qui durent je ne sais pas combien de temps, il faut la facture, la 'complaint form' blablabla...En plus comme on arrive en retard il faut qu'on paye un jour de plus, le truc c'est que le chauffeur est déjà parti avec la voiture. Là, on n’est vraiment pas contente et on exige qu'il revienne. Heureusement, il revient.
De cette manière, on a pu aller le lendemain au Musée de l'Apartheid avec un Danois et un Américain rencontrés dans le jacuzzi de l'auberge. Ils ont un sens de l'orientation incroyable, on se s'est même pas perdus et en plus on a pu voir un tout petit peu le centre de Johannesburg, là où c'est pas trop craignos. On demande toujours conseille aux personnes qui gèrent l'auberge avant de partir.
Le Musée de l'Apartheid.... Que dire? On ne peut pas dire que je sois particulièrement sensible en règle générale...Les seules choses qui m'exaspèrent, c'est la discrimination, le fait de faire une différence entre les gens, quel qu’elle soit, raciale, intellectuelle, physique...Honnêtement, il y a des images qui m'étaient insupportables.
Pour moi, l'Apartheid, c'était hier, parce-que ça se sent toujours en Afriaue du Sud.
La fin, c'était en fait en1994.
Douze ans seulement que la page s'est tournée. Le Musée a été ouvert en 2002, il offre vraiment une plongée bouleversante dans l'univers de la ségrégation. C'est certainement un des plus 'beaux' musées que j'ai vu, par la puissance émotionnelle qu'il dégage, on se sent vraiment tenu en haleine par l'histoire, si proche et si lointaine.
Il y avait un groupe d'élèves qui visitait le musée. Un groupe d'élèves noirs. Parfois quand on passait, ils nous regardaient et parfois les professeurs se mettaient aussi à leur parler en Afrikaans (le dialecte de l'Afrique du Sud) lorsque nous passions notre chemin. J'ai ressenti une sensation de malaise pendant toute la visite.
Voilà, c'est la fin du récit jusqu'aujourd'hui! Je suis contente d'avoir pu accomplir autant de choses en si peu de jours malgré le fait que j'ai été malade .
Je ne voulais pas que ça interfère sur mes activités, j'ai donc tout de même essaye de me bouger! C'est diffèrent des autres voyages jusqu'à présent, ce qui me manque un peu c'est la proximité avec les gens du pays. Mais c'est autre chose et j'en suis très heureuse, c'est un pays qui ne permet pas non plus de faire absolument tout ce qu'on souhaite à cause du manque de sécurité mais il faut savoir s’adapter à toutes les situations…
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