Après mon séjour à Saint Louis, je suis partie au Lac Rose avec Pape et Fatou. Pour y accéder, il faut prendre 3 bus, les "Ndiaga ndiaye" , pour faire plus simple, des petits bus boites à saucisses puis un taxi « clando », c'est-à-dire clandestin. C'est à 37 kilomètres de Dakar mais il faut environ 2 heures pour y accéder à cause des embouteillages. Même si j'avas déjà vu des photos du Lac Rose, c'est quand même relativement impressionnant, et encore, on m'a dit qu'il était encore plus rose en été. Il doit sa couleur à la présence de micro-organismes et à la forte concentration de minéraux. Les femmes s'enduisent de beurre de karité pour éviter les plaies dues au sel. Pour y avoir trempé les pieds 10 minutes, je peux dire que ca fait maaaal!! La sensation est étrange, on s'enfonce dans 15 centimètres de sel, mais c'est plutôt agréable et rigolo. On a rencontré un Monsieur qui nous a montré les plaies qu'il avait... Jour et nuit, il y règne une intense activité de centaines de personnes se livrant à l’extraction du sel (380 grammes dans chaque litre). Enfoncés jusqu’à la taille, les hommes arrachent les croûtes de sel déposés sur le fond et remplissent des pirogues que des femmes portent. Le sel récolté est ensuite vendu à des intermédiaires qui le commercialisent en ville. Le lendemain, je suis allée au Marché artisanal, c'est là où se trouve les artistes sénégalais. On y trouve toute sorte de choses très intéressantes et j'étais franchement frustrée de ne pas pouvoir acheter quelques souvenirs... Evidemment, c'est l'endroit de prédilection pour les racoleurs, mais j'étais avec Pape, ce qui m'a un peu sauvé la mise. Aujourd'hui, j'ai été très fainéanté après tous ces voyages, je me suis accordé un peu de repos à la merveilleuse piscine Olympique de Dakar. En fait, c'est une piscine découverte et à cette époque de l'année il n'y a personne. Demain, c'est Touba, la fête des mourides (confrérie). C'est un grand événement ici, une grande fête. Les mourides doivent se rendre dans les mosquées pour prier ainsi que sur les tombes. La nuit il y a des chants religieux. A Touba, les femmes doivent se voiler, on ne fume pas et on ne boit pas.Touba est a 150 kilomètres de dakar, la fête se déroule tous les ans, le 13 mars et c’est une fête de la congrégation musulmane Mouride. Il y en a plusieurs commémorant les retours d’exil du fondateur du Mouridisme Cheikh Amadou Bamba. Une dernière chose, jusqu'à présent, je n'ai parlé que des choses positives au Sénégal. Evidemment, il y a des points négatifs. Il est parfois difficile d'aller dans un endroit sans voir des enfants qui vont vous suivre pour avoir une pièce, il m'est arrivé en Casamance de ne pas pouvoir sortir de la voiture parce qu'ils étaient tous collés aux fenêtres. Alors peut-on appeler ça un "désagrément"? Ca fait juste parti du pays. Comme je l’ai expliqué auparavant, ces enfants sont dans la rue et soumis aux ordres de leur marabout. Pour une femme, on ne peut pas éviter la drague, il faut juste savoir être polie et ferme. Il m'est arrivé de croiser quelques regards méprisants c'est vrai, de jalousie peut-être. Bienvenue dans LEUR monde, ici, c'est nous qui sommes en minorité et là enfin on comprend ce qu'une personne étrangère peut vivre en France. Là, c'est juste un coup de gueule, j'ai vu trop d'européens se plaindre de la saleté, de l'agressivité des sénégalais et de plein d'autres choses. Si on ne passe pas au dessus de ça, alors on ne comprend pas le charme du pays. Avant tout ça, le Sénégal, c'est la culture, la musique, la religion, le respect des autres. Des personnes agressives, je n'en ai pas rencontré, il s'agit encore une fois d'une différence de culture. Les Sénégalais sont insistants et lâchent rarement l'affaire quand il s'agit de vous faire acheter quelque chose. Beaucoup de personnes arrivent avec des à prioris et sont sur la défensive, je l'ai été moi même et plusieurs fois on m'a dit "mais pourquoi tu as peur?" Il faut savoir que les Toubabs sont appréciés ici et d'une manière ou d'une autre, on vous le ferra toujours savoir parce qu’avant tout ici, c’est la Teranga. |